Les matières organiques seront collectées partout en 2019

La ville de Montréal vient de s’engager à distribuer 500 000 bacs bruns pour que la population montréalaise puisse participer en grand nombre dès l’ouverture des infrastructures de biométhanisation et de compostage, soit en 2019. Une bonne nouvelle dans le contexte où Montréal accuse déjà un retard important en termes d’atteinte des objectifs fixés par la Politique québécoise. Passer de 12% de matières organiques (résidus de jardin et résidus de table) collectées à 60% va demander des efforts en conséquence. Nous ne sommes plus à l’ère des projets-pilotes de collecte, mais à une généralisation des pratiques en vue de faire une différence significative sur le terrain concernant les quantités que collectivement nous envoyons à l’enfouissement. Un énorme gaspillage de ressources inacceptable. Pour faire le virage, il faut prendre de grandes mesures et non des demi-mesures.

Pour la question du nombre de collectes, il apparaît impensable de vouloir faire ce virage et de maintenir 2 collectes de déchets par semaine, il en va de la cohérence du message. En retirant les matières recyclables et les matières organiques, on s’aperçoit, dans la très grande majorité des cas, d’une part, que le sac de déchets a fondu comme neige au soleil et d’autre part, qu’il n’a pas d’odeurs. Une fois le service de collecte de matières organiques offert à la porte, les résidents seront conviés à changer leur réflexe : très peu de déchets et beaucoup de recyclage et compostage. L’effort en vaut largement le résultat : une société responsable en termes de gestion des matières résiduelles qu’elle produit.

Si nous ne faisons pas ce pari maintenant pour demain (2019), quand donc serons-nous prêt à le faire ? Pour ainsi dire jamais. Il y aura toujours des raisons, des cas particuliers qui prêcheront pour ne rien faire ou trop peu. Avec l’investissement majeur qui se fait dans les infrastructures, cela serait bien malheureux d’aboutir à un taux de détournement inférieur à 60%. C’est possible d’y parvenir mais il faut que tous les arrondissements et villes liées fassent leur juste part… et leurs citoyenNEs aussi évidemment. Il sera toujours temps d’ajuster par la suite pour répondre adéquatement aux problématiques qui surgiront. Mais ne tuons pas le projet dans l’oeuf et soyons ambitieux.

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