Boisés de l’Assomption Nord : rencontre imminente avec les promoteurs immobiliers

Suite à la consultation publique du 24 octobre, et à notre prise de position publique, le CRE-Montréal rencontrera au début décembre des représentants des sociétés de développement immobilier Merlin et Placements JMF pour explorer des pistes de bonification des projets de construction prévus sur trois sites du secteur Assomption Nord, dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (MHM).

La réalisation de ces projets immobiliers viendra doter le futur quartier d’une offre intéressante de logements sociaux et familiaux, mais impliquerait dans sa version actuelle de raser quelque 3,5 hectares de milieux naturels non aménagés, deux sites connus sous les noms de « boisé Beni Hana » et « boisé de Marseille » (ou « boisé Assomption »). 

Précisons que ce déboisement est malheureusement légal et autorisé. Le programme particulier d’urbanisme (PPU), qui s’applique depuis le début de l’année 2018 au secteur Assomption Nord, prévoit un développement immobilier dense sur les sites concernés. Les promoteurs, qui sont aussi les propriétaires des terrains couverts d’arbres matures, ne dérogent pas au règlement d’urbanisme en procédant de la sorte, ni aux dispositions existantes sur la protection des milieux naturels, puisque l’évaluation de leur valeur écologique n’a pas révélé de caractéristiques justifiant l’imposition d’un statut de protection. 

Malgré les pistes d’action que nous avions avancées et que nous pensions prometteuses (échange de terrains, transfert de droits de développement, etc.), les discussions que nous avons eues avec les élus et les fonctionnaires, des urbanistes et des avocats, de même qu’avec des citoyens engagés, ne nous ont pas permis d’identifier de solutions applicables dans ce cas précis. 

Dans les circonstances actuelles, il est très probable que les projets de construction soient approuvés en 3e lecture au prochain conseil d’arrondissement et que le développement immobilier aille de l’avant. Par conséquent, notre priorité consiste désormais à identifier, en collaboration avec les promoteurs et l’arrondissement, des façons de limiter ce déboisement et de préserver un maximum d’arbres, et des solutions d’aménagement de grande qualité permettant de compenser justement les milieux naturels, les arbres et les services écosystémiques perdus. Nous espérons que certains aspects du projet seront adaptés, par exemple le plan d’implantation des bâtiments ou l’étendue des stationnements souterrains, pour maintenir un maximum d’aire boisée sur chacun des sites.

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