Le vélo et les transports collectifs presque aussi rapide que l’auto en heure de pointe, mais la pollution...

En août 2019, les résultats d’une étude publiée par le Laboratoire d’équité environnementale du Québec de l’Institut national de recherche scientifique, conclut que le temps de déplacement en heure de pointe en vélo et en transport en commun à Montréal est sensiblement le même qu’en voiture. Cette étude met aussi en relief les bénéfices pour la santé surtout de la pratique du vélo et également de l’utilisation des transports en commun.

La recherche d’Apparicio, Gelb, Carrier et al., dont l’objectif principal est de mesurer les niveaux d'exposition des individus à la pollution de l'air et au bruit du trafic routier en heures de pointe à Montréal, en fonction de trois modes de transport (automobile, vélo et transport en commun), a aussi permis de comparer :

  • les temps de déplacements de trajets réalisés en heures de pointe vers ou au départ du centre-ville selon ces mêmes trois modes de transport
  • les niveaux d’exposition au bruit et à la pollution atmosphérique
  • les doses de polluants inhalées le long des trajets et les niveaux d’activité physique

Une cartographie des trajets et des résultats a été réalisée et est disponible pour consultation en ligne. :

  • Les temps de déplacement ne sont pas significativement différents entre les trois modes de transport
  • Les niveaux d’exposition au bruit des usagers du transport en commun et des cyclistes sont significativement plus fort que les automobilistes
  • Les niveaux d’exposition au polluant NO2 ne sont pas significativement différents entre les trois modes de transport
  • Les doses de polluant NO2 inhalées sont 3 fois plus élevées pour les cyclistes que pour les automobilistes en raison de leur ventilation plus forte

Sans surprise, les niveaux d’activité physique et de dépense calorique, de même que les bénéfices pour la santé sont bien plus élevés pour les cyclistes comparativement aux automobilistes.


Crédit : Laboratoire d’équité environnementale

Les transports actifs et collectifs sont non seulement efficaces et bénéfiques parce que cela favorise l’activité physique. Toutefois, les utilisateurs de ces modes sont ceux qui écopent le plus de l’exposition au bruit et qui inhalent le plus de dioxyde d’azote (surtout les cyclistes) dommageable pour la santé, provenant pour l’essentiel des voitures.

Il est clair qu’il est vraiment inéquitable et inacceptable que les personnes se déplaçant par un moyen respectueux de l’environnement comme le vélo subissent la pollution des automobilistes. La qualité de l’air en ville doit être davantage considérée pour que les mesures de mobilité s’assurent de l’améliorer, pour tous ceux et celles qui le respirent, et en premier pour les personnes fragiles et celles qui font de l’exercice en se déplaçant.

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