Ça bouge dans le Grand parc de l’Ouest... mais n’oublions pas l’Est!

La Ville de Montréal a récemment annoncé l’acquisition d’un terrain de 11 hectares sur l'Île-Bizard. Ce terrain boisé situé à la frontière du corridor écoforestier de l’Île-Bizard s’ajoute à plusieurs acquisitions menées au cours des derniers mois afin de consolider le territoire du Grand parc de l’Ouest. À l’instar des citoyenNEs qui se sont récemment mobilisés pour la protection de ce bois, nous ne pouvons que nous réjouir de cette bonne nouvelle pour la protection des espaces verts et des milieux naturels de l’île de Montréal.

Malgré tout, l’objectif de 10 % d’aires terrestres protégées inscrit dans le Schéma d’aménagement et de développement (SAD) est encore loin, alors que nous sommes à peine à plus de 6 %. Rappelons également que les besoins sont criants dans l’est de l’île et que des actions similaires seront nécessaires afin d’assurer une équité sociale et territoriale d’accès à la nature. 

L’acquisition, qui requiert des budgets importants, ne doit pas être la seule avenue envisagée pour atteindre cette cible de 10 %. La réglementation est à ce titre un outil puissant pour les municipalités qui souhaitent protéger leur territoire. D’autres options de conservation existent également telles que la servitude de conservation, la réserve naturelle en milieu privé, etc.

La Ville a aussi annoncé qu’elle allait maintenant pouvoir se prévaloir d’un droit de préemption sur 78 lots situés dans le périmètre du Grand parc. Ce droit lui permet d'acquérir prioritairement et à prix égal des terrains privés pour lesquels des acheteurs ont soumis des offres d'achat acceptées par les propriétaires. Un outil de plus afin d’éviter la disparition de milieux naturels et humides.

Enfin, la synthèse des activités de consultations menées ces derniers mois autour de la vision du Grand parc est en ligne. On y retrouve de grands principes et des valeurs qui vont guider la mise en œuvre du projet de parc. La prochaine étape, qui consistera à faire atterrir ces grands principes sur le terrain, sera cruciale. La stratégie devra répondre aux enjeux de protection et de mise en valeur des milieux naturels, d’accès pour l’ensemble de la population montréalaise et métropolitaine en transport collectif et actif, de cohabitation des usages et d’appropriation par la société civile. Nous avons hâte de participer à la réflexion collective qui définira l’avenir du Grand parc de l’Ouest.

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