Nos parcs : une richesse à découvrir (et à protéger) cet été!

S’il y a bien une chose que les MontréalaisEs ont redécouvert en temps de COVID, c’est la valeur des parcs d’arrondissement et des grands parcs, le rôle qu’ils jouent dans leur qualité de vie : points de contact avec la communauté, îlots de fraîcheur et oasis de biodiversité. Or, qui dit augmentation de fréquentation des parcs, dit intensification de la pression sur l’environnement.

Bien que le déconfinement suive son cours et que les déplacements interrégionaux soient à nouveau permis, certains citadins entendent bien profiter de cet été exceptionnel pour découvrir la nature près de chez eux. Cependant,  de la dégradation rapide des pelouses à la formation de sentiers informels, on a été en mesure de rapidement constater les effets de notre ruée collective vers les espaces verts. De plus, les mesures de confinement et l’impossibilité de pratiquer nos activités sportives et récréatives hors de l’île ont engendré un stress supplémentaire sur des milieux déjà très fragilisés. Enfin, au plus grand nombre d’usagers des parcs correspondent également un plus important volume de déchets et un risque accru de voir se multiplier les comportements susceptibles de nuire à la flore et à la faune (cueillette, alimentation des animaux sauvages, etc.).

Dans ce contexte si particulier, il convient de se demander comment continuer de profiter des parcs et espaces verts de l’île tout au long de l’été, tout en minimisant l’impact de nos gestes sur la nature. Voici quelques idées :

  • Ils sont bien, finalement, ces sentiers battus! Dans le contexte actuel, déborder des sentiers est devenu un automatisme pour maintenir une distance de deux mètres entre nous. Or, qu’on soit à pied ou à vélo, sortir des sentiers aménagés contribue à la dégradation du milieu naturel : le piétinement des plantes cause leur disparition, en plus de contribuer à la compaction et à l'érosion du sol. Assurons-nous de respecter la signalisation des sentiers. Sur les sentiers étroits, il suffit bien souvent de ralentir le pas et de circuler en alternance pour maintenir entre nous la distance santé. Enfin, rappelons-nous que le vélo de montagne est interdit sur le mont Royal pour en préserver l’intégrité écologique et la valeur patrimoniale.
  • Ni vu, ni connu! Il est plus important que jamais de disposer de ses déchets dans les poubelles et bacs de recyclage installés dans les parcs. Encore mieux : ne laisser aucune trace de son passage. Pour y arriver, on privilégiera l’utilisation de gobelets et contenants réutilisables, et on veillera à rapporter chez soi ses déchets pour les déposer dans le contenant approprié (poubelle, bac de recyclage, composteur) et un contenant qui ne déborde pas.
  • Pas de pinotte pour Quenotte! Malgré toutes les bonnes intentions qui nous poussent à jeter des morceaux de pain aux canards du parc Jarry ou aux ratons-laveurs du mont Royal, nourrir les animaux sauvages, en plus d’être illégal, engendre davantage de torts que de bienfaits. En outre, certains animaux peuvent être porteurs de maladies infectieuses transmissibles à l'humain par une morsure ou un contact avec la salive de l'animal.
  • Une fleur, c’est si beau, mais... Cueillir une fleur équivaut à détruire ses moyens de reproduction assurant sa survie. Si plusieurs personnes cueillent des fleurs dans un même lieu, une défloraison s'ensuit et le site perd un de ses attraits. De plus, par ignorance, on risque de cueillir des végétaux rares, ou d’autres pouvant provoquer des problèmes de santé. 

À celles et ceux que cela intéresse, restez à l’affût de nos prochains bulletins : nous vous ferons voyager aux quatre coins de l’île, de parc en parc, et vous présenterons les options de transport collectif et actif permettant d’y accéder.

Au plaisir de vous retrouver très bientôt avec nos premières suggestions de parc à découvrir et à explorer!

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