Collecte à domicile et traitement des matières compostables sur l’île de Montréal - Les citoyens et les élus sont prêts

Montréal, le 20 octobre 2008-Le Conseil régional de l’environnement de Montréal  (CRE-Montréal), Action RE-buts, le regroupement des éco-quartiers (REQ) et les élus de la ville de Côte-Saint-Luc interpellent monsieur Gérald Tremblay, président de l’agglomération de Montréal afin d’aider rapidement les villes et arrondissements de Montréal dans l’implantation de la collecte porte-à-porte des matières putrescibles et par la mise en place d’infrastructures de valorisation biologique (compostage) de ces matières sur l’île de Montréal, un élément essentiel pour atteindre les objectifs de la politique québécoise   de gestion des matières résiduelles. 

Rappelons qu’avec un taux moyen de détournement de l’enfouissement des matières résiduelles de seulement 27%, Montréal est très en retard comparativement aux objectifs de cette politique qui vise un taux de détournement de 60% pour 2008 et que le taux de récupération des matières putrescibles est encore plus bas, soit 7%. Ces  matières, qui constituent des ressources Valorisables, composent actuellement plus de 40% de nos matières résiduelles.

Selon les porte-parole, les arguments principaux de la Ville centrale, c’est-à-dire le manque de budget et l’indisposition des citoyens, pour tenter de repousser de 10 ans la mise en place de ce système, tel que proposé dans son projet de plan directeur de gestion des matières résiduelles, ne tiennent pas debout.

  « 83% des Montréalais sont en faveur de la collecte à domicile des matières putrescibles et 93% de ces derniers se disent prêts à y participer », affirme André Porlier du CRE-Montréal. « Avec tous les impacts environnementaux qui en découlent, le gaspillage de ces ressources vers les sites d’enfouissement nous coûte très cher et le statu quo ne doit plus être une option», poursuit-il. Une opinion qui est partagée par  57% des Montréalais qui se disent  insatisfaits des efforts de la ville dans la réduction de la quantité de matières résiduelles destinées à l’enfouissement. Ces chiffres proviennent d’un sondage réalisé entre le 4 septembre et le 1er octobre 2008 par la firme SOM[1] pour le CRE-Montréal.

« Maintenant que le recyclage fait partie intégrante des habitudes des ménages montréalais, les citoyens sont prêts à franchir cette étape. Les initiatives du compostage domestique et communautaire, des pratiques pourtant plus exigeantes au niveau de l'effort individuel, en sont la démonstration » explique Paul-Antoine Troxler du REQ.

« Les autres grandes villes comme Halifax, Toronto et Seattle ont instauré depuis des années déjà la collecte porte-à-porte des matières putrescibles et les résultats sont impressionnants », précise Michel Séguin, d’Action RE-buts. « À la veille de l’adoption du plan directeur de gestion des matières résiduelles de la Ville de Montréal, l’administration doit tout mettre en œuvre pour rattraper son retard. »

La Ville de Côte-St-Luc, qui démarre aujourd’hui la collecte des matières putrescibles (résidus verts et résidus de table) à domicile à l’échelle de la ville, abonde dans le même sens. « Plusieurs villes liées et arrondissement sont prêts à assumer leur part de responsabilité en assurant le service de collecte », explique Dida Berku, de la Ville de Côte-St-Luc. « Maintenant L’Agglomération doit mettre en place les installations pour assurer le traitement écologique de ces ressources. Elle en a les moyens.» En effet, en vertu du programme de redistribution des redevances pour l’élimination des matières résiduelles,  la ville de Montréal et les villes Reconstituées de l’agglomération disposent, depuis juin 2006, d’un budget d’environ 12 millions de dollars par année en moyenne. Le montant accumulé depuis le début du programme, s’élève aujourd’hui à plus de 25 millions de dollars. Selon la politique du gouvernement, ces argents sont redistribuées aux municipalités pour leur permettre d’améliorer leur performance dans la gestion des matières résiduelles et elles devraient être utilisées à cette fin.

  « Les élus sont prêts et les citoyens sont prêts. L’agglomération de Montréal va-t-elle enfin s’engager concrètement dans une gestion responsable des matières putrescibles ? » conclut André Porlier

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Renseignements
Leïla Copti, CRE-Montréal, 514. 842.2890, poste 226 cell. 514.661.6134,
Paul-Antoine Troxler, REQ, 514.933.1069
Darryl Levine, Ville de Côte-St-Luc, 514-485-6800 x1802
Édith Tessier Roy, Action RE-buts, 514.397.7894
 

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[1] Sondage omnibus effectué auprès de 380 Montréalais. La marge d’erreur est de 5,6%

 

Projet pilote Côte-St-Luc
Declaration
Sondage
Redistribution redevances