Portrait de l’état de l’environnement montréalais pour la période 2003-2006

DES GAINS, MAIS ÉGALEMENT D’IMPORTANTS DÉFIS ENVIRONNEMENTAUX À RELEVER AU COURS DES PROCHAINES ANNÉES

Montréal, le 28 mai 2008 – Le responsable du développement durable, du développement  économique et de Montréal 2025 au comité exécutif de la Ville de Montréal, M. Alan DeSousa, et le directeur général du Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE), M. André Porlier, ont présenté le second rapport Indicateurs de l’état de l’environnement – Bilan pour la période 2003-2006.

Ce rapport, produit par le CRE, en collaboration avec la Direction de l’environnement et du développement durable de la Ville de Montréal ainsi que plusieurs services municipaux et  administrations locales, permet de dresser le bilan des principaux enjeux environnementaux auxquels Montréal doit faire face en fonction des quatre orientations prioritaires du Plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise.

Les 17 indicateurs donnent un aperçu des progrès ou des reculs en matière d’environnement sur le territoire montréalais et se veut un outil de référence pour évaluer l’efficacité des actions menées dans le domaine de l’environnement, en comparant les résultats de la période 2003-2006 avec la période de référence 1999-2002. Les indicateurs ne donnent pas un compte rendu exhaustif de l’état de l’environnement, mais plutôt une image de l’environnement à un moment précis dans le temps, ainsi que son évolution en comparant les moyennes annuelles de deux périodes.

Aperçu de l’état de l’environnement
En ce qui concerne les indicateurs en lien avec l’orientation « améliorer la qualité de l’air et réduire les émissions de gaz à effet de serre », on constate qu’en comparaison avec la période 1999-2002, les résultats de la période 2003-2006 dans le domaine du transport démontrent des gains dans le domaine du vélo à des fins utilitaires (+100 000 utilisateurs) et du transport en commun   
(+9 000 000 de passagers). Toutefois, la situation s’est dégradée du coté du nombre de véhicules immatriculés sur l’île (+50 000 véhicules immatriculés), du nombre de véhicules circulant sur les ponts donnant accès à Montréal (+41 000 véhicules par jour), ainsi que de la consommation de carburants (+100 millions de litres consommés).

Pour leur part, les indicateurs de la consommation d’énergie démontrent que les émissions de gaz à effet de serre sont en augmentation à Montréal (+600 000 tonnes équivalents CO2 émis). Concernant l’indicateur sur le nombre de journées de mauvaise qualité de l’air, l’absence de données comparables pour la période 1999-2002 rend difficile la comparaison avec la période analysée. Après une année record de 75 jours de mauvaise qualité de l’air en 2004, on constate en 2005 et 2006 une amélioration de la qualité de l’air puisque l’on a enregistré respectivement 66 et 47 jours où la qualité de l’air a été mauvaise. La situation demeure évidemment préoccupante avec une moyenne de 64 jours de mauvaise qualité de l’air par année.

Pour ce qui est des indicateurs en lien avec l’orientation « assurer la qualité des milieux de vie résidentiels », on constate une légère amélioration de la qualité de l’eau en rive (+4% des stations échantillonnées) pour plusieurs secteurs autour de l’île de Montréal, de même qu’une diminution de la consommation d’eau potable (-8 milliards de litres). En ce qui a trait aux milieux naturels et aux espaces verts, on note une augmentation d’aires protégées à Montréal (+133 hectares) qui composent maintenant 3,43% du territoire, de même qu’une légère augmentation des rives publiques (+1,9 kilomètres). Ces résultats, bien qu’encourageant, n’ont pas encore permis à la Ville de Montréal d’atteindre l’objectif de 6%.

Par ailleurs, les indicateurs concernant l’orientation « pratiquer une gestion responsable des ressources » permettent de constater que la quantité de matières résiduelles générées par les ménages montréalais a continué d’augmenter (+62 000 tonnes), mais que la quantité de matières  résiduelles récupérées a, quant à elle, connu une importante progression (+65 600 tonnes). Les indicateurs qui ciblent spécifiquement les efforts des organismes montréalais démontrent tous une nette amélioration. L’engagement croissant de ces divers organismes et des nombreux partenaires est un signe encourageant de l’intérêt collectif que suscite le développement durable à Montréal.

Pour André Porlier : « Globalement, les indicateurs 2003-2006 démontrent certains progrès. Il n’en demeure pas moins que la collectivité montréalaise fait face à de nombreux défis environnementaux et qu’à la lumière de ce nouveau bilan, il est essentiel que les institutions, les entreprises et la population montréalaise revoient certaines pratiques et travaillent ensemble dans le cadre du Plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise pour mettre en oeuvre des mesures structurantes et efficaces pour mieux protéger notre environnement ».

Quant à Alan DeSousa, il indique : « Nous prenons acte des résultats présentés dans ce rapport et nous encourageons la collectivité montréalaise à participer à l’effet domino, en redoublant d’effort pour améliorer la qualité de notre milieu de vie. Plusieurs défis restent bien sûr à relever, mais selon moi, ce regard sur l’état de l’environnement à Montréal démontre, somme toute, que nous sommes sur la bonne voie. Notre Administration travaille sans relâche à trouver des solutions concrètes qui auront des répercussions favorables sur la qualité de notre environnement à moyen et long terme. » Il ajoute : « La Ville de Montréal déposera sous peu son Plan de transport résolument axé sur l’usage du transport en commun et des transports actifs, ce qui contribuera grandement à améliorer la qualité de l’air et la qualité des milieux de vie à Montréal. Le projet de Plan de gestion des matières résiduelles de l’agglomération montréalaise déposé en avril dernier propose quant à lui des mesures qui contribueront à réduire le sac vert et augmenter davantage la récupération. Plusieurs actions inscrites dans le Plan ont débuté en 2007 dont l’implantation des outils de récupération dans plusieurs parcs et lieux publics, la réalisation des plans et devis pour l’écocentre LaSalle, l’implantation de la collecte des matières recyclables pour la totalité des les immeubles de 8 logements et moins et pour environ 80 % des 9 logements et plus. Finalement, le procédé de traitement des eaux usées par ozonation,  annoncé en janvier dernier, devrait permettre une avancée importante dans l’amélioration de la qualité de l’eau du Fleuve. »

Les Montréalaises et Montréalais qui désirent consulter le document Indicateurs de l’état de l’environnement – Bilan 2003-2006 peuvent le faire en visitant le site : ville.montreal.qc.ca/developpement durable.

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Sources : Darren Becker
Cabinet du maire et du comité exécutif Chargée de Projet
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Agnès Domingo CRE de Montréal
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Renseignements :
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