Nouveau plan directeur de gestion des matières résiduelles de Montréal : Tout y est, sauf le financement…

Montréal, le 26 juin 2009 - Le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal) est heureux de constater que des changements majeurs ont été apportés au Plan directeur de gestion des matières résiduelles de Montréal (PDGMR), dévoilé aujourd’hui par la Ville de Montréal. L’organisme salue particulièrement les décisions de l’agglomération de se doter d’un objectif ambitieux, soit de détourner 80% des matières résiduelles de l’enfouissement, de poursuivre les efforts pour améliorer le recyclage, d’accélérer l’installation des éco-centres, de mettre en place toutes les infrastructures nécessaires pour procéder à la collecte et à la valorisation biologique des matières organiques et d’abandonner le projet de réaliser un poste de transbordement des matières résiduelles. La seule ombre au tableau est l’absence d’un budget attaché pour la mise en place de ces mesures au cours des prochaines années.

« Tous les outils dévoilés dans le plan devraient permettre à l’agglomération de Montréal de faire une gestion beaucoup plus responsable des matières résiduelles qu’elle ne l’a fait jusqu’à présent», affirme André Porlier, directeur général du CRE-Montréal. « Tout ce qui manque, c’est un engagement ferme de l’administration municipale de consacrer 8 millions supplémentaires annuellement au cours des dix prochaines années pour que toutes les actions du PDGMR se réalisent.»

D’après l’organisme, les taux de récupération de 53% des matières recyclables et de 76% des résidus domestiques dangereux atteints jusqu’ici par Montréal démontrent que les citoyens sont prêts à faire leur part, dans la mesure où la ville met en place un système efficace de collecte. En l’absence d’un tel système pour les matières organiques, il n’est pas surprenant de constater que le bilan est beaucoup moins reluisant avec seulement 8% de taux de valorisation de ces matières. Les derniers sondages indiquent pourtant que 83% des Montréalais sont en faveur de la collecte à domicile des matières organiques1.

« Avec la gestion actuelle, nous payons collectivement beaucoup pour éliminer des matières qui sont en fait des ressources. À cela s’ajoute l’iniquité pour les populations avoisinantes des méga sites d’enfouissement tels que ceux de Lachenaie et Sainte-Sophie, qui subissent les impacts de l’enfouissement des matières résiduelles des Montréalais depuis plusieurs années », ajoute André Porlier. Enfin, le CRE-Montréal estime que toutes les décisions du PDGMR de Montréal devront être appuyées par la future Politique québécoise de gestion des matières résiduelles, qui doit donner des lignes directives claires et fermes en faveur des 3 RV.

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Renseignements :
André Porlier
514.842.2890, poste 224
Cell. 514.572.2521

1 Sondage omnibus réalisé auprès de 380 Montréalais, entre le 4 septembre et le 1er octobre 2008 par la firme SOM pour le CRE-Montréal. La marge d’erreur est de 5,6%.