Mobilisés pour éviter les réductions de service en transports collectifs

Au prise avec une baisse de fréquentation due à la COVID-19 et à l'essor du télétravail, la STM doit composer depuis 2020 avec une baisse de revenus de vente de billets. La fin des aides d’urgence, prévue en 2022, ont fait craindre des diminutions de service affectant les usagers les plus dépendants des transports collectifs, favorisant une hausse de l’utilisation de l’automobile et des baisses de fréquentation encore plus importantes. 

Avec l’Alliance TRANSIT, le CRE-Montréal a fait paraître le 26 octobre dernier une lettre ouverte appelant le gouvernement Legault, à la veille de la COP26, à soutenir les transports collectifs, le pilier de sa stratégie de lutte au réchauffement climatique.  

La réponse ne s’est pas fait attendre: dès le 28 octobre, le ministre des Transports, François Bonnardel, s’est engagé
« pour ne pas qu’il y ait de réduction de service à Montréal ou ailleurs au Québec ». Voilà de quoi nous réjouir! 

Restons cependant vigilants afin que les conditions de ce soutien ne porte pas atteinte aux projets en développement à la STM, tout aussi essentiels à la réalisation de nos objectifs de développement urbain et de transition écologique.

Sur ce point, ce mercredi 3 novembre, lors de la COP26, le premier ministre du Québec François Legault a annoncé des investissements de 5 milliards pour soutenir l'électrification des autobus. Cette bonne nouvelle aura de quoi réjouir les sociétés de transport qui doivent investir massivement pour amorcer le virage vers l'électromobilité. Cependant, il est bon de noter que cette annonce n'entraînera pas de nouvelles réductions de GES car l'électrification de 100% des nouveaux autobus à compter de 2025 avait déjà été annoncée en 2019. Rappelons en cette tenue de la COP26 que le gouvernement Legault n'a toujours pas identifié la moitié des réductions de GES nécessaires à l'atteinte de ses engagements climatiques.

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