La mort sans fil, par André Fauteux, éditeur de la revue La Maison du 21e siècle

L’exposition aux ondes des téléphones et antennes cellulaires semble aggraver la maladie d’Alzheimer qui fait plus de morts dans les pays et régions où la population est surexposée à ces ondes, selon une récente étude suédoise. « La mortalité par la maladie d’Alzheimer semble associée à la puissance émise par les téléphones mobiles. Elle augmente rapidement et devrait augmenter substantiellement dans les dix prochaines années », selon les chercheurs Örjan Hallberge et Olle Johansson qui recommandent des études plus approfondies dans ce domaine. Ce dernier travaille au prestigieux Institut Karolinska qui accorde les prix Nobel. Ce chercheur a aussi établi un lien entre l’épidémie du mélanome malin (cancer de la peau mortel) et l’apparition en Scandinavie en 1955 des antennes de radio FM et de télévision.

Ces auteurs ont remarqué que la mortalité par Alzheimer a augmenté de 106 % entre 1997 et 2002 dans les régions moins habitées et de 71 % dans les régions à plus forte densité. Leur étude fut publiée en janvier dans le journal médical European Biology and Bioelectromagnetics.

Le taux de décès augmente particulièrement après l’âge de 80 ans. Cela serait selon eux dû à l’exposition cumulative des ondes émises par les antennes et les téléphones cellulaires. « Votre voisin sur l’autobus peut vous exposer à des ondes de 900 à 1800 megahertz », exliquent les chercheurs. Dès les années 1970, des études sur les rats avaient démontré que les ondes cellulaires affectaient le cerveau.

En 2003, une équipe française dirigée par le prof. Roger Santini avait répertorié les symptômes dont se plaignent plusieurs personnes vivant à proximité des antennes émettant et recevant des ondes de téléphonie cellulaire : nausée, perte d’appétit, problèmes visuels (jusqu’à 10 mètres des antennes) ; iritabilité, tendances dépressives, chute de libido (jusqu’à 100 m de distance) ; maux de tête, problèmes de sommeil et inconfort (jusqu’à 200 mètres) ; et fatigue (jusqu’à 300 mètres).

Enfin, en 2004, deux autres chercheurs de l’Institut Karolinska, Anders Ahlbom et Maria Feychting, découvraient que les gens qui utilisent le téléphone cellulaire depuis plus de dix ans doublaient leur risque de développer une tumeur bénigne du nerf auditif.

Mutations de virus

D’ailleurs, l’épidémie de grippe espagnole (1918-1919), qui a fait plus de victimes que la Première Guerre Mondiale, avait débuté sur le premier bateau radio diffusant la météo dans le monde. « Les radiofréquences émises sur ce navire auraient fait muter le virus de la grippe asiatique », explique le président de la Société planétaire pour l’assainissement de l’énergie, Andrew Michrowski. Fondé en 1975 avec l’aide du sénateur Chesley W. Carter, cet organisme d’Ottawa regroupe plus de 3 600 membres dans 60 pays, dont plusieurs scientifiques de haut niveau.

L’augmentation fulgurante de la pollution électromagnétique et en particulier des hautes fréquences est très inquiétante, disait Michrowski dans une conférence prononcée à Toronto fin novembre. Un nombre sans cesse croissant d’appareils et d’antennes émettent des radiofréquences et même des micro-ondes de radars, téléphonie cellulaire, stations de radio et télé, etc. Ces ondes interagissent avec la pollution biologique et chimique, dont les médicaments, rappelle-t-il. En plus de contribuer à l’épidémie de cancers et d’Alzheimer, elle aurait aussi un mot à dire dans d’autres maladies graves comme l’épilepsie et l’autisme.

L’arrivée de la grippe aviaire en Colombie-Britannique et les décès par une souche de la bactérie E. Coli d’une rare virulence, à Walkerton en Ontario, auraient deux facteurs en commun : l’érection de puissantes antennes à proximité d’élevages industriels générant d’énormes quantités de fumier, selon Michrowski.

Hécatombe au Japon

De plus en plus de jeunes Japonais s’enferment dans leur chambre pendant des mois pour éviter leur famille. Les trois-quarts souffrent de fatigue chronique et d’un manque d’apport de sang au cerveau, selon le chercheur Teuhisa Miikethat de l’École médicale de l’Université Kumamoto. À Kobe, le médecin Ryoichi Ogawa rapporte que 80 % des patients souffrant de fatigue chronique utilisent couramment le cellulaire, l’ordinateur, les jeux vidéo, etc.

Andrew Michrowski craint que des millions de Canadiens soient parfois exposés, à leur insu, à des radiations dépassant la limite permise par le Code de sécurité 6 de Santé Canada. Une telle intensité, de 600 à 1 000 microwatts par centimètre carré, peut chauffer le corps et causer des dommages permanents.

Sur une autoroute de Toronto, Michrowski a mesuré un bruit de fond mesurant de 2,5 à 100 µw/cm2. Ces champs, dit-il, sont parfois multipliés par dix par des amplificateurs comme l’humidité et la présence de structures métalliques et d’autres antennes. Au Québec, il a mesuré les champs les plus élevés (0,25 à 8 µw/cm2) sur l’autoroute des Laurentides près de l’aéroport de Mirabel. À Montréal, il a mesuré entre 0,1 et 2,5 µw/cm2.

Selon l’Agence de protection de l’environnement américaine (US EPA), l’exposition humaine à de tels signaux artificiels et répétitifs a été multipliée par 200 entre 1980 à 1999, pour atteindre en moyenne 1 µW/cm2 aux États-Unis. Michrowski dit que l’exposition des Canadiens a doublé depuis cinq ans au Canada et il prévoit des hausses exponentielles. De nos jours, on peut même se faire implanter une puce sous-cutanée pour être retracé n’importe où!

Phénomènes étranges

Près de l’aéroport d’Ottawa, il est impossible d’utiliser son téléphone cellulaire, les ondes étant brouillées par les radars. Michrowski a déjà enquêté chez une famille qui entendait une émission de radio sur son lecteur vidéo! À Montréal, des fours micro-ondes peuvent capter des conversations émises par une antenne de cellulaire située sur le toit d’une école!

En Israël, on a constaté un agrégat de cancers près du mont Carmel, à Usfie. Ont suivi une hausse des suicides et les pires résultats scolaires en Israël. Les oiseaux sauvages fuyaient l’endroit. Les rejetons des animaux domestiques naissaient avec des malformations.

Pas moins de 40 antennes de cellulaires et même 15 transmetteurs radio illégaux défiguraient ce paysage israélien. Le 14 mars 2000, des citoyens enragés ont vandalisé une antenne. Les élus locaux ont donc exigé que les compagnies de cellulaires s’engagent à les défendre lors d’éventuelles poursuites ou acceptent un transfert de responsabilité. Depuis ce temps, aucune compagnie n’a demandé d’y ériger une antenne!

Pourtant, depuis 1994, plusieurs publications scientifiques ont fait état de liens entre l’exposition aux radiofréquences et divers problèmes de santé, dont des dommages au code génétique humain (ADN).

« Couvrir le Canada en entier de radiofréquences n’est pas très sage quand on en ignore les conséquences à long terme. Plusieurs médecins me téléphonent car ils ignorent comment traiter le nombre croissant de leurs patients électrohypersensibles », mentionne la toxicologue Magda Havas, professeur en études environnementales à l’Université Trent, en Ontario. L’ancienne première ministre de la Norvège, Gro Harlem Brundtland, confiait en 2002 au journal norvégien Dagbladet que travailler à l’ordinateur lui donne une sensation de choc éle ctrique dans les bras et qu’elle ressent un mal de tête si une personne à moins de 4 mètres de distance utilise un téléphone cellulaire. À l’époque de l’entrevue, ce médecin et mère du concept de développement durable était dire ctrice générale de l’Organisation mondiale de la santé. Cet organisme commence à peine à s’intéresser au phénomène d’électrohypersensibilité.

Depuis décembre 1999 à Toronto, toute nouvelle antenne installée sur les terrains de la ville reine ne peut émettre des ondes de plus de 0,1 watt par mètre carré, soit 100 fois moins que le niveau recommandé par Santé Canada. Une antenne érigée sur le boulevard de Maisonneuve ouest au coin de l’avenue Harvard, à Montréal, dépasse de cinq fois le niveau toléré à Toronto, selon les mesures d’Andrew Michrowski. « Je devais quitter mon immeuble pour pouvoir dormir », nous a confié un ancien résidant de l’avenue Harvard, David Kaetz, qui vit aujourd’hui à la campagne en Colombie-Britannique.

Le porte-parole du ministère fédéral de la Santé, Paul Duchesne, n’a pas voulu commenter. « Santé Canada n'a aucun motif scientifique de croire que le cellulaire est nocif. », www.ebab.eu.com/ , cliquer sur Volume 1 Issue 3, puis sur Alzheimer mortality– why does it increase so fast in sparsely populated areas?, puis écrire olle.johansson@ki.se dans la case "e-mail" et "ollejo" à password. 

http://omega.twoday.net/stories/299800
http://www.buergerwelle.de/pdf/electro_bio_med_20030001.PDF
www.digitalangel.com
www.trentu.ca/academic/ihs/mhavas.html
http://omega.twoday.net/stories/1147149/
www.who.int/peh-emf/en 
Pour obtenir le texte anglais de la conférence d’Andrew Michrowski :  pacenet@canada.com ou http://pacenet.homestead.com 
Pour en savoir davantage : www.microwavenews.com