Signes vitaux du Grand Montréal : le pouls est encourageant

Mardi dernier, la Fondation du Grand Montréal dévoilait son rapport « Signes vitaux du Grand Montréal 2008 », bilan de santé annuel de la région métropolitaine de Montréal.

Comment nous portons-nous ?

Côté environnement, le diagnostic semble mitigé mais le pouls des Montréalais lui se porte à merveille. En effet, les résultats du sondage CROP réalisé pour la Fondation nous réservait des nouvelles plutôt encourageantes : les citoyens sont vraiment prêts à agir pour améliorer la qualité de l’environnement… pour peu qu’on leur en donne les moyens. D’ailleurs l’environnement est l’enjeu qui les préoccupe le plus avec la pauvreté, suivi de près par les transports en commun (une autre bonne nouvelle…). Le message ici est on ne peut plus clair : fournissez-nous les outils et les infrastructures et nous allons nous impliquer. Le cas du recyclage est éloquent : 91% des citoyens de la grande région participent à la collecte comparativement à 78% en 2003.

En tant que citoyens, nous semblons avoir fait du chemin. Sans grande surprise, ce sont les jeunes qui sont plus interpellés par la question. C’est d’ailleurs chez eux que l’on observe la plus grande proportion de travailleurs de la grande région à utiliser les transports alternatifs, soit 33%.

Et qu’en est-il du côté de nos industries et de nos gouvernements ? Quel est le chemin parcouru ? Parce que ne l’oublions pas, ils contribuent eux aussi de façon importante à la qualité de vie de la collectivité. Une pensée particulière ici pour le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal, qui ont une double responsabilité dans ce dossier : montrer l'exemple et mettre en place les infrastructures nous permettant de faire notre part...

Certaines données, qui nous indiquent à quel point notre région a besoin qu’on la protège, dépendent directement de leurs orientations et de leurs actions. Ainsi, entre 1998 et 2005, le couvert végétal de la grande région métropolitaine a diminué de 18%. Nous perdons bon an mal an 7 km2 de boisés et cette perte entraîne notamment une multiplication des îlots de chaleurs… Comme le résument si bien les responsables de la Fondation, l’évolution et le dynamisme de notre grande région repose sur « le fruit des efforts conjugués » de tous.

À chaque acteur de la société montréalaise de prendre ses responsabilités et de passer aux gestes concrets !