Montréal fière d’être verte et nourricière

A travers le monde, plusieurs considèrent Montréal comme étant une ville avant-gardiste et pionnière dans le domaine de l’agriculture urbaine. En effet, Montréal à la chance de compter plus de 75 jardins collectifs et 98 jardins communautaires regroupant entre 14 000 et 17 000 jardiniers. À ce nombre se rajoutent les nombreux citoyens qui cultivent des fruits et légumes dans leur cour. Ces lieux sont à la fois des îlots de fraîcheur, des espaces de socialisation et d’éducation, voire des outils qui favorisent la justice alimentaire.

Pourtant, ce qui fait beaucoup d’envieux est loin d’être acquis. La pression est grande pour que les jardins de Montréal laissent leur place à des projets résidentiels ou commerciaux. Mais est-ce une bonne stratégie pour Montréal ? Quelle place donner à l’agriculture urbaine sur l’île de Montréal ? Quelles fonctions remplit-elle ? Pendant que de nombreuses villes en Amérique du Nord et en Europe développent des stratégies d’intégration de l’agriculture sur le territoire, Montréal restera-t-elle uniquement assise sur ses acquis ?

La présence de métaux lourds dans les sols de certains jardins communautaires, le débat houleux de l’été 2010 sur la présence des animaux de ferme en ville, la vulnérabilité de la zone agricole périurbaine, les défis afin de préserver la biodiversité en ville, le potentiel de valorisation des friches industrielles, le sous-financement de l’agriculture urbaine et l'exode des familles vers la banlieue sont autant d’éléments qui amènent à une réflexion collective.

Le document d’information « Montréal fière d’être verte et nourricière », conçu par Groupe de Travail en Agriculture Urbaine explore le cas de Montréal et les vertus attribuables au jardinage en ville.

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