Politique de protection et de mise en valeur des milieux naturels, un nouveau bilan

Les aires protégées sur l'île sont passées de 3,1% du territoire en 2004 à 5,75% en 2013, pour un investissement total de 34,7 millions $. L'objectif de 6% n'est donc pas encore atteint. Depuis le dernier bilan, ce sont 441ha supplémentaires qui ont été protégés. 150ha devraient s'ajouter sous peu (à suivre après les élections). Pas de doute que la Politique a permis de faire un bout de chemin mais il reste encore fort à faire, surtout que l'on pourrait viser de dépasser les 6%.

En bloquant tout projet d'acquisition pendant une décennie (jusqu'en 2004), Montréal a dû par la suite payer plus cher; augmentation de la valeur foncière oblige ! Une erreur, bien sûr quand on sait l'importance que revêtent les espaces verts en milieux urbains pour la population. Face à ce constat, il faut réagir vite pour ne pas laisser disparaître des opportunités de protection qui ne se représenteront plus, advenant que les pelles mécaniques passent dans le bois.

Il reste des joyaux sur l'île qu'il faut impérativement protéger et constituer en parc, comme le bois Angell (Beaconsfield), ou qu'il faut mettre en valeur, comme tous les ruisseaux et leurs berges. Les besoins en parcs publics vont se faire de plus en plus sentir. Si le grand parc en construction au CESM est une excellente nouvelle dans Villeray, le golf de Meadowbrook (57ha) pour le secteur du sud-ouest devrait aussi faire partie des projets de nouveaux parcs. Aussi des montants devraient être débloqués d'ici le prochain bilan pour l'aménagement en parc du Bois-de-Saraguay, des Rapides du cheval blanc, du terrain de l'ancienne marina Beaudoin dans l'est, des îles faisant partie de la coulée verte du ruisseau de Montigny.

Après près de 10 ans, la Politique devrait non seulement poursuivre ses efforts dans les 10 écoterritoires mais aussi à l'extérieur. En priorisant la mise en place de corridors verts, elle s'engage dans cette voie. La notion de connectivité entre les grands ensembles naturels doit en effet être privilégiée. Aussi la préoccupation d'accessibilité (au site lui-même et pour s'y rendre en transports collectifs et actifs) doit être adressée.

Finalement, si le projet de mise en valeur du pied de la falaise St-Jacques figure dans les perspectives, devrait aussi s'y trouver le vaste projet de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de quelque 140km de sentier qui traversera du nord au sud l'île de Montréal.

Pour lire le Bilan.

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