Ces métropoles qui réduisent l’accès aux voitures

Récemment, bien des villes européennes ont décidé de limiter la place des voitures dans leur centre-ville. Cela leur permet de privilégier une gestion des transports qui préserve l’environnement tout en insufflant une nouvelle dynamique urbaine. Parmi elles, se trouvent Paris, Londres, Oslo, Madrid, et Copenhague dont voici un bref tour d’horizon.

En octobre, Oslo a annoncé qu’elle bannirait les voitures de son centre-ville d’ici 2019. Cette mesure vise à diviser de moitié ses émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport à 1990, dès 2020. Pour sa part, Londres s’est lancée dans le développement massif des pistes cyclables, dont l’une d’elles (déjà en chantier) sera une sorte d’autoroute pour cyclistes d’une longueur de 30 kms. Copenhague agit dans le même sens et s’est donnée l’ambitieux objectif d’atteindre 50% des trajets domicile-travail effectués en vélo. La capitale danoise s’en donne d’ailleurs les moyens : elle compte 28 pistes cyclables étendues sur 497 kilomètres. A Madrid, depuis janvier 2015, seuls les résidents du centre-ville ou ceux qui détiennent un permis de stationnement dans l’un des 13 parcs officiels on le droit de s’y trouver en voiture.

Les coûts sociaux de la pollution sont estimés de 20 à 30 milliards d’euros par an pour la France. La ville de Paris s’est dotée d’un plan comprenant cinq mesures dont l’élargissement de la limitation de vitesse à 30 km/h pour qu’elle devienne «la règle dans tout Paris», la création de zones à trafic limité pour restreindre la circulation dans les quatre arrondissements du centre. Investissement dans un plan «de 100 millions d’euros» pour doubler le nombre de kilomètres de pistes cyclables d’ici 2020 et mise en place de la circulation alternée « dès que le seuil d’alerte est susceptible d’être franchi » avec la gratuité des transports en commun. Finalement, le plan de sortie du diesel comprend un accompagnement financier pour les habitants.

La pollution et la congestion urbaine sont des problématiques auxquelles toutes les grandes villes sont confrontées, et certains décideurs sont déterminés à accélérer la cadence vers la transition énergétique. Pourquoi Montréal resterait à la remorque des grandes métropoles ? Montréal aurait tout à gagner de s’inspirer de ces métropoles pour être plus durable et peut-être devenir une ville carboneutre pour le bénéfice de tous.

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