Sacs d’emplette à usage unique : encore de l’avenir ou non à Montréal ?

Mardi se tenait la première séance de consultation publique de la Commission sur l'eau, l'environnement, le développement durable et les grands parcs sur les enjeux et les impacts du bannissement des sacs d'emplettes à usage unique. Une présentation des résultats d’une étude pour placer le décors : des cas en Amérique du Nord et en Europe de villes qui ont posé des gestes pour diminuer l’usage de ces contenants parce qu’ils sont peu recyclés, contaminent les autres matières dans les centres de tri, se retrouvent souvent dans les cours d’eau et salissent le milieu urbain en général.

Et puis voici un geste de réduction à la source; avec un coût de 30 sous le sac, la population irlandaise est passée de 328 sacs/pers./an en 2001 à 14 sacs/pers./an en 2014. Au Québec, avec le Code volontaire adopté par plusieurs détaillants, l’usage de ces sacs a été coupé en deux en 3 ans mais depuis 2010, on ne sait pas si cette diminution s’est poursuivie ou non, car il restait alors encore un milliard de ces sacs qui étaient utilisés.

La Ville de Montréal, grâce à sa Charte, peut légiférer à ce niveau, contrairement à ses consoeurs comme Vancouver qui aurait souhaité bannir ces sacs mais qui s’est faite rappelée à l’ordre par le gouvernement de C.-B. Il restera à trouver les moyens de faire percoler les nouvelles pratiques dans les 15 villes liées et pourquoi pas sur l’ensemble du territoire québécois. La métropole assume ici sa position de chef de file.

Voici une initiative de la Ville à souligner car elle a le mérite d’une part de poser les enjeux et surtout de vouloir appliquer une solution forte et d’autre part de sensibiliser la population à la réduction à la source et aux gestes quotidiens que tout le monde peut faire. Bien sûr, aucune solution n’est parfaite mais elle doit faire une différence positive significative dans ce dossier et donner le ton pour les suivants. Avec une orientation claire, des instruments et des processus de communication efficaces, des messages au gouvernement du Québec d’agir dans le même sens à son niveau, une collaboration avec industries et commerçants, les résultats seront au rendez-vous. Même si le changement de pratiques inquiète certains, il est nécessaire.

L’audition et le dépôt des mémoires auront lieu les 3 et 4 juin prochains.

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