Déployer les voies réservées: un enjeu de partage de l’espace


Les voies réservées sont prioritaires pour l’augmentation et l’attrait du service de transport collectif à Montréal. Les voies réservées actuelles démontrent leur efficacité et donc l’intérêt de poursuivre leur implantation. Avec l’augmentation drastique du nombre d’automobiles en circulation, la congestion affecte le service d’autobus lorsque celui-ci n’est pas en site propre (rappelons qu’un autobus remplace entre 50 et 70 voitures solo). Une voie réservée est donc un levier essentiel pour rendre le service collectif plus efficace et attrayant. Pour ce faire, la question du partage de l’espace urbain est fondamentale puisque l’équation vise à accueillir un nombre grandissant de personnes se déplaçant sur des voies de circulation dont la superficie est limitée.

Le CRE-Montréal pense que le partage des voies réservées pour autobbus avec les cyclistes est possible dans certains cas, mais que cela ne doit pas être une solution priorisée lors de réaménagements complets de rues. C’est le stationnement et donc les autos immobiles qui devraient être retirés prioritairement pour faire passer plus de personnes en transport actif et collectif. Ce n’est malheureusement pas encore la tendance: la rue Saint-Denis, qui vient juste d’être refaite… à l’identique, laisse toujours 6 voies pour les véhicules et seulement 2 voies pour les piétons (rien pour les cyclistes).

L’administration de la ville-centre a un rôle important à jouer pour la mise en oeuvre de voies réservées en priorisant la reconversion de l’espace actuellement alloué à l’automobile.

Pour lire l’article avec l’intervention de Félix Gravel, responsable des campagnes transport, GES et aménagement urbain au CRE-Montréal à ce sujet

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