Gestion durable des eaux pluviales - Le Watersquare comme mesure innovante

Il y a un an et demi, la ville de Montréal procédait au déversement de 5 milliards de litres d’eaux usées directement dans le fleuve, ce qui a fait beaucoup réagir la population. Cela a permis notamment de mettre en lumière la problématique des surverses, qui surviennent en cas de fortes pluies, et surtout la nécessité de trouver des solutions à cet enjeu de pollution aquatique.

L’annonce par l’administration municipale de l’élaboration d’un plan de drainage permet d’espérer que des nouvelles pratiques d’aménagement et de construction seront à partir de son adoption systématiquement appliquées pour limiter ces rejets d’eaux polluées dans le fleuve et la rivière.

Pour y parvenir, devront être mis à contribution une très grande diversité d’acteurs et d’experts (urbanistes, architectes, architectes paysagistes, ingénieurs, organismes du milieu, etc.) pour décider des moyens les plus efficaces à utiliser. Une concertation de l’ensemble de ces acteurs pour adopter des pratiques durables et innovantes est donc nécessaire tôt dans le processus pour favoriser l’idéation et la créativité.

Dans cette optique, le concept du «Water Square» est très intéressant, car il permet une gestion des eaux tout en offrant un espace public de qualité. La commission sur l'eau, l'environnement et le développement durable devrait d’ailleurs remettre prochainement un avis sur la possibilité de réaliser un projet pilote de Water Square à Montréal. L’exemple du Water Square Benthemplein illustre bien la logique derrière ce type d’aménagement et les multiples bienfaits qu’il peut apporter à la fois au niveau de la gestion des eaux pluviales et de l’appropriation de l’espace public par la population. 

Alors que l’îlot Clark attend toujours son aménagement, nous pouvons nous mettre à rêver d’une telle infrastructure sur ce terrain situé en plein coeur du centre-ville, en face de la Maison du développement durable.

 

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