Le bruit comme facteur d’iniquité, une intuition confirmée

L’actualité des dernières années nous montre à quel point les enjeux liés au bruit excessif en milieu urbain interpellent de plus en plus de citoyens. Chose certaine, qu’il s’agisse des nuisances sonores en lien avec le transport ou les activités industrielles, les citoyens qui semblent les plus impactés résident bien souvent dans les anciens faubourgs ouvriers, plus défavorisés sur le plan socio-économique, tels que St-Henri, Hochelaga-Maisonneuve, et Centre-Sud.

Une étude publiée en janvier dernier par des chercheurs du Laboratoire d’équité environnementale (LAEQ) de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) vient de le prouver. Cette étude, visant à identifier les zones calmes et à réaliser un diagnostic d’équité environnementale sur tout le territoire montréalais, met en lumière les disparités existantes entre les différents arrondissements et quartiers de la métropole. Cet exercice cartographique permet de constater que le développement des activités industrielles et le fort achalandage de transport motorisé des quartiers traditionnellement ouvriers de Montréal rendent difficile l’existence de zones calmes au sein de ces quartiers.

Sachant que la pollution sonore influence négativement la santé des populations et le niveau d’attractivité de ces secteurs, souhaitons qu’un Observatoire du bruit voit le jour prochainement. Un premier élément pour ensuite définir les actions à poser, tant en termes d’aménagement, d’incitatifs que de réglementation. La métropole du Québec est rendue là.

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