En temps de pandémie, confiner les piétons ou leur donner toute la place?

Comme le suggère Piétons Québec en cette fin de mars et en pleine pandémie de la COVID-19, de nombreuses villes et arrondissements doivent aujourd’hui évaluer la pertinence de fermer des voies de circulation ou de stationnement pour permettre à la population de pratiquer une distanciation sociale compatible avec les recommandations d’activité physique en vigueur.

Il faut se rendre à l’évidence, la consigne de distanciation de 2 mètres en vigueur est impraticable sur les trottoirs et dans les étroites allées des parcs montréalais. Or, les voitures ayant déserté la ville et les places d’affaires étant fermées, d’énormes espaces dédiés à la circulation et au stationnement des automobiles sont désormais disponibles pour être réalloués aux transports actifs. 

Afin d’éviter les attroupements, des rues piétonnes temporaires devraient être créées en bonne quantité et dans tous les arrondissements denses de la ville. Si la crise devait durer plusieurs semaines, il s’agit là d’une avenue aux nombreux bénéfices pour la santé mentale et physique de la population. D’ailleurs, Vancouver, Toronto et New York y réfléchissent sérieusement.

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