Réfection de l’autoroute Métropolitaine : coincés dans les années 1950 jusqu’en 2050?

Par un appel d’offre publié le 10 janvier dernier, le ministère des Transports du Québec a lancé les travaux préparatoires à la réfection majeure de l’autoroute Métropolitaine, réaffirmant son intention de reconstruire à l’identique cet ouvrage conçu dans les années 50 et notoire pour l’expérience médiocre qu’il offre aux communautés avoisinantes ainsi qu’aux piétonNEs et cyclistes qui doivent la traverser.

Rappelons qu’à l’époque de sa construction, la région métropolitaine comptait près de trois fois moins de population et que le Québec comptait 15 fois moins de véhicules immatriculés qu’aujourd’hui.

Compte-tenu des besoins criants en terme de sécurité des déplacements, de verdissement et de promotion du transport actif, le CRE-Montréal demande au gouvernement du Québec, et ce depuis déjà plusieurs années, la mise en place d’un groupe de réflexion en amont, intégrant les organisations de la société civile, pour conseiller le gouvernement dans l’adoption d’un design et des mesures qui amélioreront la connectivité des infrastructures et qui favoriseraient la sécurité et la qualité de vie des milieux voisins : murs antibruit, éclairage adéquat, art urbain, verdissement, aménagement des espaces résiduels, voies réservées à même l’autoroute, etc.

Bien que le destin des structures est maintenant scellé pour plus d’un quart de siècle, nous continuons de demander aux nombreuses parties prenantes du projet (MTQ, Ville et arrondissement, STM et prestataires de service) de mettre les principes de mobilité durable et l’amélioration de la qualité de vie des riverains au sommet de leurs priorités.

Nous resterons vigilants afin que le peu d’acquis obtenus pour bonifier l’expérience des piétons et cyclistes soient maintenus ou améliorés durant le chantier. Nous continuerons aussi de réclamer un chantier complémentaire pour favoriser le transport actif et collectif à travers et aux abords de l’autoroute, pour enfin obtenir des aménagements dignes des enjeux de mobilité durable et des aspirations de qualité de vie des résidents du siècle présent avant 2050.

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