Iles Notre-Dame et Sainte-Hélène - les groupes environnementaux veulent des garanties formelles sur la vocation verte des îles

Montréal, le 20 décembre 2002 - Le Conseil régional de l’environnement demande à la Ville de Montréal de procéder à des consultations publiques avant toute décision de céder au gouvernement du Québec le parc des Iles Notre-Dame et Sainte-Hélène. Le CRE-Montréal veut en effet obtenir des garanties de l’administration municipale et du gouvernement du Québec quant au maintien de la vocation d’espaces verts et bleus de ce patrimoine montréalais. Le CRE réagissait ainsi aux rumeurs de plus en plus persistantes à l’effet que Montréal et Québec auraient l’intention de régler par une vente d’actifs les éléments financiers du Contrat de ville à intervenir entre les deux administrations.

Le CRE vient d’ailleurs de déposer aux élus municipaux un document constituant la contribution de sa table sectorielle sur les espaces verts et bleus à Montréal au projet annoncé par l’administration municipale d’élaboration d’une politique montréalaise sur les espaces verts. La vocation verte des îles y est affirmée avec vigueur et le CRE considère que la Ville de Montréal doit d’abord confirmer cette vocation avant de procéder à quelque décision que ce soit.

Le CRE-Montréal rappelle que les pressions pour développer notamment l’île Notre-Dame pour les fins du casino et de Loto-Québec sont toujours aussi fortes. Il craint que la vente de ces îles à Québec ne viennent accentuer ces pressions et ne prive les Montréalais des recours démocratiques dont ils disposent à travers le Plan d’urbanisme, la réglementation municipale et les obligations de consultation prévues par la loi 170 qui a réalisé la fusion des villes de l’île de Montréal.

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