Bilan du Die-In 2008 : 300 personnes simulent la mort

Le Die-In Montréal : En vie sans ma voiture de lundi dernier a eu de belles répercussions médiatiques. Près de 300 personnes, familles, jeunes enfants et cheveux blancs, ont répondu à l’appel du collectif Montréal À Vélo (MAV). Masques à gaz, ours polaire, bandages et mises en scènes surprenantes étaient au rendez-vous.

Rappellons que le Die-In, organisé le 22 septembre, journée Internationale sans voiture depuis trois ans, est un évènement symbolique, au même titre qu'un sit-in ou un bed-in, revendicateur et médiatisé. Par cette action directe, le collectif MAV vise à dénoncer la violence engendrée par l’omniprésence des véhicules motorisés, en mimant la plus grave conséquence : la mort.

En effet, selon des données publiées par la Direction de santé publique, le nombre de blessés de la route s’élève à plus de 12 000 chaque année à Montréal, dont en moyenne, cinq piétons et plus de deux cyclistes par jour. En plus, on dénombre chaque année dans notre métropole près de 1500 décès causés par la pollution atmosphérique.  À l’échelle provinciale, le nombre de blessés atteint les 50 000 par an, dont 600 à 700 en décèdent.

Parallèlement, le bruit, l’appropriation de l’espace public, l’insécurité, le fardeau économique ainsi que la pollution, sont autant de formes de violence qui diminuent notre qualité de vie. Le MAV croit que les villes doivent être recentrées sur les interactions humaines, en toute convivialité. Selon les membres du collectif,  la ville de demain sera végétalisée à souhait, principalement piétonne et cyclable, et dotée de transports en commun des plus efficaces. On pourra s’y déplacer rapidement, agréablement, en sécurité, en santé, écologiquement et à faible coût financier.    

Le collectif Montréal à vélo (MAV) est un groupe ouvert de cyclistes montréalais(es) ayant pour objectif principal de faire valoir les intérêts des cyclistes utilitaires, c’est-à-dire, ceux et celles qui font du vélo un moyen de transport. Le collectif a aussi pour mission de sensibiliser la population aux problématiques engendrées par l’omniprésence de l'automobile et de proposer des  solutions durables. Il publie également un périodique nommé « Vélocité ».