Marche pour la Terre le 21 avril prochain : pourquoi il faut être là !

Nous avons demandé à sept personnalités de nous dire pourquoi il faut être au rendez-vous le dimanche 21 avril prochain à 14 h à la place des Festivals, dans le cadre de la Marche pour la Terre.

Laure Waridel, écosociologue, co-porte-parole de la Marche pour la Terre :

Nous avons sur notre territoire, l’intelligence, les ressources, la créativité et tout ce qu’il faut pour devenir un véritable modèle de développement durable. Il ne manque que la volonté et un peu d'audace. Comme un junkie face à une ligne de coke, nous devons résister à la tentation des énergies fossiles qui mènent à l’auto-destruction. Le 21 avril je marcherai par amour pour le Québec et la planète''.

Sébastien Huberdeau, acteur, co-porte-parole de la Marche pour la Terre :

Répéter qu'il faut intervenir avec urgence pour ralentir les effets néfastes du réchauffement climatique. Répéter qu'il faut sortir de notre dépendance collective face aux énergies fossiles. Répéter qu'il faut choisir et investir dans la croissance des énergies propres, renouvelables et durables. Répéter qu'il faut que nos élus s'engagent à faire ces choix promptement avec des politiques dynamiques, efficaces et transparentes. Répéter qu'il ne suffit plus de dire, mais d'agir!

Melissa Mollen Dupuis, co-organisatrice de la branche québécoise de Idle No More :

Avec ses lois Omnibus, le gouvernement fédéral conservateur a enlevé des protections majeures aux eaux du Canada et permit ainsi de ne pas respecter les droits ancestraux des peuples autochtones à bien vivre sur leur Terre. Pourquoi? Pour permettre aux industries pétrolières et minières de s'installer sur ces territoires et les exploiter sans respect pour la faune, la flore ou la santé des peuples qui l'habitent. Au nom de notre avenir commun sur le dos de la Grande Tortue, marchons tous ensemble pour la Terre ! 

Éliane Laberge, présidente, Fédération étudiante collégiale du Québec :

Unis pour un environnement plus sain! Plusieurs défis importants attendent les jeunes québécois et québécoises, la dégradation de notre environnement en est un. Et malgré ce que certains peuvent dire, nous ne devons pas baisser les bras et se laisser aller au cynisme et à l'inaction. Les citoyens peuvent avoir un impact sur les décisions que nos gouvernements prennent en terme d'exploitation des ressources ou encore sur les habitudes de vie de nos proches. Alors le 21 avril, peu importe la cause que vous portez, sortez et venez vous faire entendre!

Lucie Sauvé, Centr'ERE - UQAM Au nom du Comité de coordination du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste :

Les travaux que nous avons menés et les synthèses que nous avons réalisées des résultats d'études scientifiques sur la question montrent que le développement des filières fossiles au Québec par voie de fracturation implique des risques inacceptables pour la santé et l’environnement, et engendrerait à terme un passif de coûts sociaux plus lourd que tous les avantages économiques proclamés. Le Québec possède toutes les ressources et le talent pour devenir un leader en ce qui a trait à l’alternative énergétique. Le 21 avril, une nouvelle occasion s’offre à nous de revendiquer collectivement une politique énergétique visant une réelle sécurité et souveraineté énergétique à long terme, une politique soucieuse du bien commun, ayant comme priorité la santé des populations et celle des écosystèmes, étroitement liées entre elles.

Pierre Patry, trésorier de la Confédération des syndicats nationaux :

Les damnés de la Terre. C’est ainsi, depuis la révolution industrielle au XIXe siècle, que nombre d’ouvriers militants du monde occidental, puis d’ailleurs, ont qualifié leur condition, pour clamer la nécessité absolue de changer l’ordre inacceptable des choses. À l’aube de ce siècle, plus que jamais, nos égoïsmes, notre aveuglement volontaire, les injustices criantes, la détérioration de l'environnement et les changements climatiques, font des ravages et multiplient les maudits sur cette Terre et ils la menacent elle aussi.  Assumer, agir, maintenant, dans l’urgence.

Marc Nantel, vice-président, Centrale des syndicats du Québec :

En participant à la Marche pour la Terre et en invitant nos partenaires et le grand public à s’y joindre, le mouvement des Établissements verts Brundltand initié par la Centrale des syndicats du Québec poursuit ses efforts pour offrir à la jeunesse un avenir meilleur. Je serai présent à cette Marche et j’invite tout le monde à y être, car cette journée toute particulière nous rappelle de prendre soin de notre planète. Je suis aussi fier de faire partie du mouvement EVB qui célèbre cette année ses 20 ans. C’est par le mouvement EVB que la CSQ transmet les valeurs essentielles qui fondent l’engagement citoyen.

Signez la Déclaration et encouragez votre entourage à faire de même !