Bilan du Réseau de surveillance de la qualité de l'air 2014

La semaine passée, M. Réal Ménard, responsable du développement durable, de l'environnement, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif de la Ville de Montréal, a rendu public le Bilan du Réseau de surveillance de la qualité de l'air 2014. Un document à lire absolument. On peut féliciter pour ce travail de suivi réalisé année après année par l’équipe du Service de l’environnement de Montréal et pour le souci de diffusion des résultats à la population.

63 jours avec une mauvaise qualité de l’air dont 10 jours de Smog (uniquement en période hivernale), où le chauffage au bois et l’usage de combustibles fossiles pour les véhicules jouent encore un rôle très important. Tel que le rapport le mentionne : «La congestion routière aux heures de pointe du matin et du soir sur l’île de Montréal n’est une surprise pour personne. La pollution générée par ce trafic est plus prononcée aux stations d’échantillonnage situées près d’artères principales.»

Si on évoque tout le temps, à juste titre, la contribution du transport dans l’émission de gaz à effet de serre, on parle moins souvent de l’apport important des véhicules motorisés (exception faite des quelques autos électriques) en termes de pollution atmosphérique, et donc du rôle majeur sur la santé publique. Bien sûr, les spécialistes en santé le disent haut et fort depuis des années, mais les actions sur le terrain pour changer la situation se font encore attendre. Pourtant tout le monde respire le même air en ville et devrait se préoccuper de sa qualité générale. Si tel était vraiment le cas, fort est à parier qu’un grand nombre laisserait la voiture à la maison pour davantage utiliser transports collectifs et actifs.

Concernant le chauffage au bois, la Commission ayant déjà rendu public son rapport sur le projet de règlement, la ville de Montréal devrait statuer au cours de l’année sur la suite à donner et donc permettre de faire diminuer drastiquement la contribution de cet usage à l’émission de particules fines, si dommageables pour la santé. Dossier à suivre de près.

Finalement, toutes les entreprises émettrices doivent poursuivre leurs efforts pour diminuer leurs émissions polluantes, surtout dans le cas de polluants largement reconnus pour leur dangerosité.

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