L’atrazine, un herbicide à interdire

Parmi les pesticides auxquels s’attaque Équiterre en raison de l’importance de leur usage au Québec et de leurs impacts sur la santé et l’environnement, on retrouve l’atrazine, un herbicide de synthèse principalement utilisé pour détruire les mauvaises herbes dans la culture du maïs.

Interdit par l’Union européenne depuis 2004, l’atrazine est l’un des pesticides les plus fréquemment détectés dans les eaux de surface au Québec : on le retrouve dans 98 % des échantillons prélevés dans les rivières des régions à dominance de maïs.

Ses effets sur les organismes vivants sont nombreux. En effet, l’atrazine est reconnue pour avoir des effets endocriniens, et ses impacts sur les amphibiens sont bien documentés. Par exemple, une étude menée en 2010 à l’université Berkeley a révélé que suite à une exposition à l'atrazine, 10 % des grenouilles mâles démontraient des caractéristiques sexuelles femelles et que 75 % devenaient stériles. Du côté des humains, une étude dirigée par une chercheuse de l’INSERM de France suggère que l’exposition d’une femme enceinte à l’atrazine pourrait avoir des effets sur le poids et le périmètre crânien des nouveau-nés.

Pour ces raisons, Équiterre a lancé en septembre une pétition demandant au gouvernement provincial d’interdire la vente et l’usage de l’atrazine.  

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