Optons pour plus de voies réservées

Les voies réservées représentent un élément majeur dans le coffre à outil  du transport collectif à Montréal. Elles permettent d’assurer une meilleure performance pour les autobus qui les empruntent, car elles leur évitent de subir la congestion routière. Ainsi, les usagers y gagnent en fiabilité et en efficacité (respect de l’horaire et durée du trajet).

Cela représente un incitatif important pour les automobilistes d’effectuer le transfert modal vers les transports collectifs. Dans le contexte où le parc automobile grandit de 6 % par an, c'est bien intéressant. Bien sûr, ces voies réservées doivent accueillir suffisamment d’autobus pour que la fréquence de desserte soit aussi motivante.

L’installation de voies réservées est peu coûteuse et rapide à mettre en place en comparaison de modes lourds comme le train et le métro. Alors, pourquoi n’y en a-t-il pas plus aujourd’hui en ville? Pensons aux importantes voies comme Saint-Denis, Saint-Laurent, Papineau, Sherbrooke et St-Urbain.

La réponse se trouve en grande partie dans la nécessité de leur allouer l’espace nécessaire sur les rues et les artères. Il y a là la nécessité de faire un choix nécessaire entre transporter plus de gens en autobus et laisser des automobilistes y rouler ou s’y stationner. La mobilité durable devrait faire opter pour les voies réservées.

Souhaitons que d’autres voies réservées verront le jour prochainement pour récompenser les usagers des transports collectifs et encourager les automobilistes d’aujourd’hui à devenir les clients de la STM de demain.

 

Voir l’encadré dans l’article du journal Le Devoir 

 

Google plus LinkedIn Twitter print